WILDE, BEARDSLEY, Salomé et l’androgyne

The-Climax,-illustration-from-'Salome'-by-Oscar-Wilde,-1893-large[1]

C’est à partir de 1890 qu’Oscar WILDE commença à rédiger ses pièces à la demande de George ALEXANDER, directeur du St James’s Theatre. C’est tout d’abord L’Eventail de lady Windermere qui fut créé en février 1892. Devaient suivre Une femme sans importance (1892), Un mari idéal (1893), De l’importance d’être constant (1894).

Mais c’est sa tragédie en un acte, Salomé, écrite en 1891 en langue française, qui retiendra ici notre attention.

Lors de sa parution, on fit appel au jeune illustrateur britannique chantre de l’art nouveau, Aubrey BEARDSLEY, pour dessiner la couverture de l’ouvrage. La maquette qu’il proposa alors fut refusée par l’éditeur :

ScannedImage-5

C’est donc après avoir subi quelques retouches qu’elle servira finalement de couverture à l’édition anglaise de 1894 :

version anglaise

Mais le faune androgyne de BEARDSLEY avait été plus édulcoré encore, un an auparavant,  pour le public français :

version française

Il faudra attendre 1906 pour que les deux personnages de la planche originale dessinée par Aubrey BEARDSLEY retrouvent leur sexe et, avec lui, l’étrange ambiguïté du mythe primitif de l’androgyne.

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